De part sa géographie et les rébellions de la minorité Chin contre le régime dictatorial birman, l’Etat Chin est longtemps resté coupé du monde.
Les femmes chin sont facilement reconnaissables par les tatouages qu’elles portent sur leurs visages. Il s’agit d’une tradition qui remonte au 15ème siècle, époque à laquelle un roi birman venait enlever des femmes Chin réputées pour leur beauté afin de les emmener dans son royaume. Pour décourager le roi, ces femmes se sont faites tatouer le visage et depuis, dans les villages les plus reculés, la tradition a perduré.
Depuis très longtemps, les peuples de l’Etat Chin sont animistes. Bien que des missionnaires soient venus pour répandre le christianisme dès le 19ème siècle, aujourd’hui bien souvent, les deux croyances persistent. Si bien que dans chaque village, il existe plusieurs chefs parmi lesquels l’astrologue occupe une place particulière, celle du chef spirituel qui invoque les esprits pour soigner les malades ou dire l’avenir. Régulièrement, les villageois font des offrandes aux esprits de la montagne, des torrents, de la terre ou du village. Toutefois, avec le processus de « birmanisation » infligé par le gouvernement birman aux autres ethnies qui composent le pays, de plus en plus de Chin sont contraints de se convertir au bouddhisme. Pour autant, l’astrologie conserve un rôle essentiel dans ces sociétés (astrologie lue dans les œufs, grâce aux sacrifices d’animaux,…).
Dans les villages, les maisons sont faites de bambous disposés et maintenus sans l’aide d’un seul clou. Et leurs devantures sont décorées de crânes de buffles, de singes ou de chèvres. C’est pour le chasseur, maître de la maison, une tradition qui sert à montrer sa puissance. En effet, les principales occupations des hommes sont la chasse, la culture du riz et du maïs. Tandis que les femmes qui les aident souvent dans les champs, préparent les repas, gardent les enfants et tissent. En général les mariages ont lieu entre membres de la même tribu. Quant aux enfants, seuls quelques-uns d’entre eux continuent l’école après le primaire car il faut pour cela se rendre en ville.
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